- Un club d'investissement réunit 5 à 20 membres qui mettent en commun leur épargne pour gérer ensemble un portefeuille, le plus souvent d'actions cotées.
- Le club classique repose sur une convention d'indivision, pour 10 ans maximum, avec un bureau composé d'un président, d'un trésorier et d'un secrétaire.
- Les versements sont plafonnés à 5 500 euros par an et par foyer fiscal pour bénéficier du régime fiscal des clubs.
- Les clubs d'investisseurs privés et les club deals ouvrent l'accès aux startups et au private equity, avec d'autres conditions et d'autres risques.
- Fundora propose une alternative sans gestion de club : des stratégies de private equity du top 25 % mondial, gérées par Kyoseil Asset Management, société de gestion agréée AMF.
Rejoindre un club d'investissement séduit les particuliers qui ont envie d'investir sans se lancer seuls. Le principe : plusieurs investisseurs mettent leur épargne en commun, partagent leurs connaissances et prennent les décisions ensemble. Derrière ce terme se cachent pourtant des réalités très différentes, du club boursier entre amis aux clubs privés qui donnent accès à des deals dans les startups.
Qu'est-ce qu'un club d'investissement ?
Définition et histoire
Un club d'investissement est un groupe de particuliers qui constituent et gèrent un portefeuille de valeurs mobilières en commun. Chaque membre verse régulièrement une somme et détient une part du portefeuille proportionnelle à ses apports. Popularisé aux États-Unis au milieu du XXe siècle, le modèle s'est diffusé en France et dans de nombreux pays. Les clubs français sont aujourd'hui fédérés par la F2IC (Fédération des Investisseurs Individuels et des Clubs d'investissement).
Les différents types de clubs
- Le club boursier, en indivision, investi en actions cotées. C'est le modèle historique.
- Les clubs solidaires, comme les CIGALES, qui soutiennent des projets d'entreprises locales à impact.
- Les réseaux de business angels, qui assurent le financement de start ups à leurs débuts et accompagnent leurs fondateurs.
- Les clubs d'investisseurs privés et les club deals, portés par une société ou une plateforme, pour investir dans le non coté à plusieurs dans des entreprises à fort potentiel ou de l'immobilier.
Comment fonctionne un club d'investissement ?
Principe : la convention d'indivision
Le club boursier n'est ni une association ni une société. Il repose sur une convention d'indivision signée par tous les membres, qui fixe les versements, les modalités de vote et les conditions d'entrée et de sortie. Aucune immatriculation n'est nécessaire, ce qui rend sa mise en place simple et peu coûteuse.
Conditions : membres, durée et versements
- entre 5 et 20 membres, avec dissolution sous le seuil de 5 ;
- une durée de 10 ans maximum ;
- un seul club par personne, les conjoints pouvant appartenir à des clubs différents ;
- des versements plafonnés à 5 500 euros par an et par foyer fiscal.
Organisation : bureau, réunions et vote
Le bureau réunit un président, qui représente le club, un trésorier, qui tient les comptes et suit le portefeuille, et un secrétaire, qui rédige les comptes rendus. Les membres se retrouvent en réunions, souvent une fois par mois, pour analyser les valeurs et voter les décisions d'achat ou de vente. Le club ouvre un compte titres à son nom chez une banque ou un courtier, qui exécute les opérations.
Fiscalité : la transparence
Chaque membre déclare sa quote-part des dividendes perçus par le club. Les gains nets retirés des opérations de bourse sont exonérés d'impôt sur le revenu si les versements respectent le plafond de 5 500 euros par an et par foyer fiscal. Les prélèvements sociaux restent dus.
Avantages et risques de rejoindre un club
Les avantages
Les raisons de rejoindre un club sont d'abord pédagogiques : on apprend à analyser une entreprise et à construire une stratégie grâce à l'échange avec des profils aux compétences variées, chacun apportant l'expertise de son secteur d'activité. La mise en commun des ressources permet aussi de diversifier son portefeuille de manière plus efficace et de partager les frais. Enfin, le club donne accès à une communauté et à un réseau : dans les clubs privés, cet effet réseau ouvre des opportunités et un écosystème d'entrepreneurs fermés au grand public. La dynamique de groupe aide à garder le cap sur la durée.
Les risques
- La perte en capital : aucun rendement n'est garanti.
- Des décisions collectives lentes face à un marché qui bouge.
- Un engagement en temps : réunions, analyses, rôle au bureau.
- Des désaccords entre membres aux objectifs divergents.
- Des montants plafonnés dans le club boursier.
- Pour les clubs privés : frais d'adhésion, sélection des deals à vérifier, capital illiquide plusieurs années.
Les étapes pour rejoindre un club d'investissement
Trouver et choisir son club
La bourse des équipiers de la F2IC met en relation candidats et clubs qui recrutent. Les réseaux de business angels, les CIGALES et les clubs privés en ligne sont d'autres pistes. Avant de postuler, vérifiez les objectifs et la stratégie du club (types d'actifs, horizon), l'expérience des membres, la transparence de son fonctionnement, ses frais et son historique : ses succès comme ses échecs, et la façon dont les décisions sont prises. Un club qui publie un reporting régulier et des comptes rendus accessibles offre davantage de garanties. Pour un club privé, contrôlez aussi l'agrément AMF ou l'enregistrement ORIAS de la société qui le porte.
Adhésion et premiers pas
La plupart des clubs demandent une candidature ou un échange pour valider le profil et la motivation du candidat. Certains clubs privés fonctionnent sur cooptation. Une fois accepté, le membre signe la convention ou le contrat d'adhésion, effectue son premier versement et participe aux réunions et aux votes. Dans un club privé, il accède aux dossiers d'investissement et choisit, deal par deal, les projets qu'il souhaite soutenir.
Créer son propre club
Il suffit de réunir au moins cinq personnes, rédiger la convention, élire le bureau et ouvrir un compte titres au nom du club. La F2IC fournit des modèles pour faciliter cette mise en place.
Clubs d'investisseurs, club deals et private equity : quelles alternatives ?
Club deal et business angel
Un club deal réunit plusieurs investisseurs autour d'une seule opération, par exemple le rachat d'une entreprise sur le modèle du leveraged buyout, sans portefeuille commun géré dans la durée. Notre article sur le co-investissement détaille ce mécanisme. Ceux qui veulent accompagner des entrepreneurs peuvent aussi devenir business angel, une logique que le venture capital applique à plus grande échelle.
Accéder au private equity sans gérer un club avec Fundora
Fundora permet de profiter de la mutualisation d'un club sans en assumer la gestion ni la sélection des dossiers. Fundora identifie et propose des stratégies de private equity issues du top 25 % mondial des fonds, la gestion effective étant assurée par Kyoseil Asset Management dans le cadre du mandat, société de gestion de portefeuille agréée AMF. Les souscriptions de plusieurs particuliers sont regroupées dans un FPCI couplé à un SPV, qui investit dans des fonds d'investissement cibles. Le seuil d'entrée est fortement abaissé par rapport à une souscription directe, le montant minimum variant selon la stratégie ouverte à la collecte. Les stratégies couvrent plusieurs pays, dont les États-Unis, et plusieurs segments, jusqu'au private equity secondaire. Découvrez comment investir en private equity ou investir dans des startups avec Fundora. Ces placements comportent un risque de perte en capital et une durée de blocage de plusieurs années.
FAQ
Qui peut rejoindre un club d'investissement ?
Tout particulier majeur, à condition de n'être membre que d'un seul club. Un mineur peut y participer avec l'accord de ses parents. Les clubs privés fixent leurs propres conditions d'adhésion.
Combien faut-il verser ?
Une somme régulière fixée par la convention, dans la limite de 5 500 euros par an et par foyer fiscal pour le régime fiscal des clubs. Dans un club privé, le montant dépend des deals choisis.
Comment trouver un club d'investissement ?
Via la bourse des équipiers de la F2IC, les réseaux de business angels régionaux, les CIGALES ou les communautés d'investisseurs en ligne.
Quelle différence avec un fonds d'investissement ?
Dans un club, les membres gèrent eux-mêmes le portefeuille. Dans un fonds, la gestion est confiée à une société de gestion agréée, sans participation de l'investisseur aux décisions.
Peut-on quitter un club d'investissement ?
Oui, selon les modalités de la convention. Le membre récupère sa part du portefeuille. Si le plafond de versement a été respecté, les plus-values retirées sont exonérées d'impôt sur le revenu, hors prélèvements sociaux.
LA VOIE D’ACCÈS AUX FONDS PRIVÉS

ON RÉPOND À VOS QUESTIONS
Articles recommandés
Derniers articles publiés

Devenir business angel : le guide complet pour se lancer

Fonds d'investissement : comprendre et investir



%201.avif)

