Investir en private equity :
le guide complet pour se lancer

Investir en private equity, c'est placer son capital dans des entreprises qui ne sont pas cotées en bourse, en échange d'une participation à leur développement. Cette classe d'actifs, longtemps réservée aux investisseurs institutionnels et aux grandes fortunes, s'ouvre progressivement aux particuliers. Avec des rendements historiques supérieurs aux marchés cotés et un rôle direct dans le financement de l'économie réelle, le capital investissement attire de plus en plus d'épargnants souhaitant diversifier leur patrimoine. Mais comment investir en private equity concrètement ? Quels sont les risques, les stratégies disponibles et les moyens d'accéder aux meilleurs fonds ? Ce guide complet vous donne toutes les informations pour vous lancer en toute connaissance de cause.
Qu'est-ce que le private equity?
Pourquoi investir en private equity ?
Des rendements historiquement supérieurs aux marchés côtés
Le principal attrait du private equity réside dans son potentiel de rendement. Sur la période 2010-2020, les fonds de buyout ont généré un rendement net moyen de 14,3% par an, contre 9,9% pour le S&P 500 selon Bain & Company. En Europe, le capital investissement a affiché des rendements nets moyens annuels de 14,9% sur la période 2011-2021, surperformant significativement les marchés boursiers traditionnels qui affichaient environ 7,8% sur la même période. Sur une période plus longue (2000-2020), le private equity européen a généré un rendement annuel moyen de 10,5% contre 4,3% pour l'indice MSCI Europe selon Cambridge Associates.
(Europe, 11ans)
Cette surperformance s'explique par plusieurs facteurs. Les gestionnaires de fonds de private equity ont un accès privilégié à des entreprises à fort potentiel de croissance qui ne sont pas disponibles sur les marchés publics. Ils disposent également d'un levier opérationnel direct : influence sur la stratégie, recrutement de dirigeants de haut niveau, apport de réseau pour accélérer le développement. Enfin, la prime d'illiquidité récompense les investisseurs qui acceptent de bloquer leur capital sur le long terme.
Il faut toutefois garder en tête que ces performances passées ne préjugent pas des résultats futurs et que la dispersion des rendements entre les meilleurs et les moins bons fonds est bien plus importante qu'en bourse.
Une diversification efficace du portefeuille
Le private equity offre une exposition à des segments de l'économie souvent inaccessibles via les marchés financiers traditionnels. Les sociétés non cotées en bourse représentent la grande majorité du tissu économique : en France, moins de 1% des entreprises sont cotées. Investir en private equity permet donc d'accéder à un univers bien plus large de sociétés.
Sa corrélation modérée avec les marchés boursiers en fait un outil de diversification particulièrement intéressant pour un patrimoine déjà constitué d'actions cotées, d'obligations et d'immobilier. En période de volatilité sur les marchés, les valorisations du private equity sont lissées par des évaluations trimestrielles, ce qui réduit la volatilité apparente du portefeuille global.
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Un impact concret sur l'économie réelle
En investissant dans un fonds de private equity, vous participez directement au financement de l'innovation, à la création d'emplois et au développement des entreprises. Votre capital sert à accompagner la croissance de sociétés prometteuses et à soutenir des entrepreneurs dans leur projet de développement.
De nombreuses entreprises devenues des acteurs majeurs de leur secteur ont été financées grâce au private equity. BlaBlaCar, Doctolib ou Vinted sont autant d'exemples d'entreprises françaises qui ont bénéficié du capital investissement pour financer leur croissance à des stades précoces de leur développement, avant de devenir les succès que l'on connaît aujourd'hui.
Les principales stratégies d'investissement en private equity
Le private equity regroupe plusieurs stratégies qui ciblent des entreprises à différents stades de leur développement. Comprendre ces différentes approches est essentiel pour orienter ses choix d'investissement.
Le capital-risque (venture capital)
Le capital risque finance les entreprises en phase de démarrage ou de développement précoce, souvent dans des secteurs innovants comme la technologie, les biotechnologies ou les énergies renouvelables. Ces investissements ciblent des start ups à fort potentiel de croissance qui ont besoin de capitaux pour développer leur produit, constituer leur équipe et conquérir leur marché.
Le risque est élevé : on estime que 50% à 70% des start ups financées en capital risque échouent. Mais les succès peuvent générer des rendements exceptionnels, avec des multiples de 10x, 20x voire davantage sur le capital investi. C'est cette asymétrie entre les pertes limitées au montant investi et les gains potentiellement très élevés qui rend cette stratégie attractive pour les investisseurs capables de tolérer un risque de perte en capital important.
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Le capital-développement (growth equity)
Cette stratégie cible des entreprises déjà établies qui cherchent à accélérer leur croissance, se développer à l'international ou financer une acquisition. Le risque est modéré comparé au capital risque, car ces sociétés disposent généralement d'un modèle d'affaires éprouvé et de revenus stables.
Le capital développement intervient souvent pour préparer une entreprise à une étape clé de son parcours : structuration de l'équipe dirigeante, expansion géographique vers de nouveaux marchés, digitalisation des processus ou préparation d'une future introduction en bourse. Les rendements visés se situent généralement entre 2x et 4x le capital investi.
Le capital-transmission (buyout / LBO)
Les opérations de buyout consistent à acquérir une entreprise mature avec l'aide de la dette, ce que l'on appelle l'effet de levier. L'objectif est d'améliorer la performance opérationnelle de l'entreprise et de la revendre avec une plus value après 3 à 7 ans. Cette stratégie représente la majorité des montants investis en private equity : environ 70% des investissements européens en 2021.
Les leviers de création de valeur en buyout sont multiples : optimisation opérationnelle, croissance du chiffre d'affaires, consolidation sectorielle par acquisitions, ingénierie financière et amélioration de la gouvernance. Le profil de risque est plus modéré que le capital risque ou le growth equity, car les entreprises ciblées génèrent déjà des flux de trésorerie positifs.
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Le secondaire (secondary)
Le marché secondaire consiste à acheter des parts de fonds existants ou des participations dans des entreprises déjà détenues par d'autres investisseurs, plutôt que d'investir directement lors des levées de fonds initiales. Les investisseurs secondaires acquièrent ces positions auprès d'investisseurs souhaitant se désengager avant la fin de vie du fonds, souvent avec une décote de 10% à 30% sur la valeur des actifs.
L'avantage majeur de cette stratégie est un accès à des entreprises plus matures avec un horizon d'investissement raccourci (5 à 7 ans au lieu de 10), ce qui réduit la période d'attente avant les retours et atténue l'effet de la courbe en J. Le marché secondaire offre également une solution de liquidité dans un écosystème généralement caractérisé par des investissements bloqués sur plusieurs années.
Comment fonctionne un fonds de private equity ?
Le cycle de vie d'un fonds : de la levée au désinvestissement
Un fonds de private equity suit un cycle de vie structuré en quatre phases distinctes :
La courbe en J : comprendre la dynamique de rendement
Les investissements en private equity suivent généralement une courbe en J en termes de performance, un phénomène caractéristique de cette classe d'actifs qu'il faut bien comprendre avant de se lancer.
Dans les premières années, le décaissement du montant investi génère des cashflows négatifs pour l'investisseur. Les frais de gestion s'appliquent dès le départ, les investissements sont encore en développement et aucune cession n'a encore eu lieu. La valeur du portefeuille est donc inférieure au capital investi : c'est la partie descendante de la courbe.
A partir de la 3e ou 4e année, la valeur des entreprises en portefeuille commence généralement à augmenter. Les premières cessions peuvent intervenir et les distributions commencent à compenser les appels de fonds. Les rendements significatifs interviennent habituellement vers la fin de vie du fonds, lors des cessions des entreprises du portefeuille. Sur un fonds performant, le multiple d'investissement (TVPI) peut atteindre 2x à 4x le capital investi.
Bon à savoir
Les fonds evergreen : une alternative au schéma classique
A côté des fonds classiques à durée de vie limitée, il existe des fonds dits "evergreen" ou perpétuels. Ces produits n'ont pas de date de fin définie et permettent des souscriptions et des rachats à intervalles réguliers, offrant ainsi une liquidité relative que les fonds classiques ne proposent pas.
Contrairement aux fonds traditionnels, les fonds evergreen permettent un investissement immédiat du montant total, sans appels de fonds progressifs. L'effet courbe en J est atténué car le portefeuille est déjà constitué au moment de l'investissement. Ils conviennent particulièrement aux investisseurs qui souhaitent s'exposer au private equity sans les contraintes d'un engagement à très long terme.
Les risques du private equity à connaître avant d'investir
Le private equity présente plusieurs risques spécifiques qu'il convient de bien appréhender avant d'engager son capital. La transparence sur ces risques est essentielle pour prendre une décision d'investissement éclairée.
L'illiquidité : un capital bloqué sur le long terme
C'est probablement le risque le plus évident. Contrairement aux actions cotées que vous pouvez vendre à tout moment, un investissement en private equity est un engagement de long terme. Votre capital est généralement bloqué pour 5 à 10 ans, avec peu ou pas de possibilité de sortie anticipée.
Il existe un marché secondaire qui permet de revendre des parts de fonds avant leur terme, mais les transactions s'y font généralement avec une décote importante, de l'ordre de 10% à 30% de la valeur. Le remboursement du capital démarre progressivement lors de la période de désinvestissement, à partir de la cinquième ou sixième année pour un fonds classique d'une durée de 10 ans. La règle est simple : ne jamais investir en private equity de l'argent dont on pourrait avoir besoin à court ou moyen terme.
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Le risque de perte en capital
Le private equity, particulièrement au stade du venture capital, présente un risque de perte en capital significatif. Dans un portefeuille de capital risque, il n'est pas rare que 50% des entreprises échouent complètement. L'effet de levier utilisé dans les opérations de LBO peut également amplifier les pertes en cas de retournement économique. L'exposition sectorielle ou géographique peut enfin être concentrée selon la stratégie du fonds.
La diversification est le meilleur rempart contre ce risque. Il est recommandé de combiner plusieurs stratégies (venture capital, growth equity, buyout, secondaire), d'investir sur plusieurs millésimes consécutifs, de panacher les géographies et les secteurs. Un portefeuille bien diversifié en private equity devrait idéalement comporter au moins 10 à 15 fonds différents, répartis sur 3 à 5 millésimes.
L'opacité et la difficulté d'évaluation
Les sociétés non cotées ne sont pas soumises aux mêmes obligations de transparence que les entreprises cotées en bourse. En l'absence de cotation quotidienne, leur valorisation repose sur des méthodes moins objectives : valorisations trimestrielles basées sur des méthodes comptables, possibilité de lissage des performances, délai dans la reconnaissance des moins-values.
Cette opacité relative rend plus difficile l'évaluation précise de la performance d'un fonds à un instant donné. C'est pourquoi il est crucial de choisir des gestionnaires qui font preuve de transparence dans leur communication et qui partagent des informations détaillées sur les entreprises en portefeuille, leurs valorisations d'entrée et leur valorisation actuelle.

Comment investir en private equity concrètement ?
Les véhicules d'investissement : FCPR, FPCI, FCPI, ELTIF
Plusieurs véhicules permettent aux particuliers d'investir en private equity en France.
Les enveloppes fiscales compatibles : PEA, assurance-vie, compte-titres
Le choix de l'enveloppe fiscale a un impact significatif sur la rentabilité nette de votre investissement en private equity. Le PEA permet de loger certains fonds éligibles et offre une exonération d'impôt sur les plus values après 5 ans de détention, hors prélèvements sociaux de 17,2%. C'est l'option la plus avantageuse fiscalement.
L'assurance-vie propose un accès de plus en plus large à des fonds de private equity sous forme d'unités de compte, avec un cadre fiscal allégé après 8 ans et la possibilité de diversifier au sein d'un même contrat.
Le compte-titres ordinaire offre la plus grande flexibilité en termes de choix de fonds, sans contrainte d'éligibilité, mais avec une fiscalité de droit commun au prélèvement forfaitaire unique de 30%.
Quel montant minimum pour se lancer ?
Historiquement, le private equity était réservé aux investisseurs capables d'engager des tickets de plusieurs centaines de milliers d'euros, voire plusieurs millions. Les fonds institutionnels exigent souvent des montants minimum de 200 000 euros à 1 million d'euros.
Aujourd'hui, la démocratisation de cette classe d'actifs a permis d'abaisser considérablement les barrières à l'entrée. Des plateformes spécialisées permettent désormais d'accéder à des fonds de grande qualité avec des tickets bien plus accessibles. Chez Fundora, il est par exemple possible d'investir dans des fonds du top 25% mondial dès 100 euros, un montant qui rend le private equity véritablement accessible à tous les particuliers souhaitant diversifier leur patrimoine.
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Bon à savoir
Bien choisir son fonds de private equity : les critères essentiels
L'importance de la sélection : la dispersion des performances
En private equity, la sélection des fonds est déterminante, bien plus qu'en bourse. La dispersion des performances entre les meilleurs et les moins bons fonds est considérable. Selon les données de StepStone Group, les fonds américains du premier quartile ont généré un rendement annualisé de près de 24%, tandis que ceux du dernier quartile n'ont produit que 2% environ sur la même période.
Cet écart de plus de 20 points de pourcentage signifie qu'investir dans des fonds médians ou sous-performants peut aboutir à des rendements inférieurs aux marchés cotés, une fois les frais de gestion déduits. Choisir les bons gestionnaires est donc la décision la plus importante que vous prendrez en tant qu'investisseur en private equity. C'est pourquoi il est primordial de passer par des professionnels capables d'identifier et de sélectionner les meilleurs fonds.
Le track record du gestionnaire
Le track record, c'est l'historique de performances d'un gestionnaire sur ses fonds précédents. C'est l'un des critères les plus fiables pour évaluer la qualité d'un general partner. Un gestionnaire qui a régulièrement délivré des performances dans le premier ou deuxième quartile sur plusieurs millésimes démontre une capacité durable à identifier de bonnes entreprises et à créer de la valeur.
Les éléments à examiner en priorité sont le TRI (Taux de Rendement Interne) net réalisé sur les fonds précédents, le multiple d'investissement (TVPI) par millésime, la régularité des performances d'un fonds à l'autre et la stabilité de l'équipe de gestion dans la durée. Un changement d'équipe majeur peut remettre en question la capacité du fonds à reproduire ses résultats passés.
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La stratégie et la diversification du portefeuille
Au-delà du gestionnaire, la stratégie du fonds doit correspondre à vos objectifs et à votre tolérance au risque. Un fonds de venture capital n'a pas le même profil de risque qu'un fonds de buyout. De même, un fonds spécialisé sur un secteur unique est plus risqué qu'un fonds multi-secteurs.
Pour construire un portefeuille de private equity résilient, il est recommandé de diversifier sur quatre axes : par stratégie (combiner venture capital, growth equity, buyout et secondaire), par géographie (Europe, Amérique du Nord, marchés émergents), par secteur (technologies, santé, industrie, consommation) et par millésime (investir régulièrement sur 3 à 5 ans pour neutraliser l'effet du cycle économique).
Investir en private equity avec Fundora
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Concrètement, Fundora structure l'accès aux fonds via des FPCI (Fonds Professionnels de Capital Investissement) et des véhicules dédiés de type SPV (Special Purpose Vehicle). Ce mécanisme permet de mutualiser les souscriptions de plusieurs investisseurs particuliers au sein d'une même structure, qui investit ensuite directement dans les fonds cibles. C'est cette mutualisation qui permet d'abaisser le ticket d'entrée à seulement 100 euros, là où les fonds exigent habituellement des minimums de 200 000 euros à 1 million d'euros. Les particuliers peuvent ainsi accéder aux mêmes opportunités d'investissement que les fonds de pension et les grands institutionnels.
Une sélection rigoureuse dans le top 25% mondial
Fundora identifie et propose des opportunités d'investissement dans des fonds d'excellence du top 25% mondial en termes de performances, la gestion effective étant assurée par Kyoseil Asset Management dans le cadre du mandat. Ces fonds affichent des multiples d'investissement compris entre 2,5x et 4x le capital investi, des niveaux de performance que les investisseurs particuliers ne pouvaient tout simplement pas atteindre auparavant faute d'accès.
La qualité de cette sélection est fondamentale : comme nous l'avons vu, la dispersion des performances en private equity rend le choix du fonds déterminant. Passer par une plateforme adossée à une société de gestion agréée AMF permet d'éviter les fonds médians et de se concentrer sur les gestionnaires qui ont prouvé leur capacité à générer de la valeur durablement.
Une transparence totale sur les sociétés en portefeuille
Fundora se distingue par sa transparence en communiquant après l'investissement clairement les informations sur les sociétés détenues dans les fonds proposés. Pour chaque fonds, les investisseurs peuvent connaître les entreprises en portefeuille, leur valorisation à l'entrée et leur valorisation actuelle.
Ce fonds de secondaire, qui achète des parts d'entreprises déjà détenues par d'autres investisseurs, affichait un multiple de 3,3x sur l'investissement initial seulement 6 mois après son lancement. Cette transparence est un critère essentiel pour les investisseurs qui souhaitent comprendre exactement où va leur argent et comment se comporte leur placement, un niveau de détail rarement proposé dans l'univers du private equity.
LA VOIE D’ACCÈS AUX FONDS PRIVÉS

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