Investir dans l'IA : quels supports et quelle part de votre portefeuille ?
L'intelligence artificielle est le thème d'investissement le plus recherché du moment, et l'un des plus mal compris. Acheter une action Nvidia, un ETF robotique ou un fonds thématique ne revient pas à investir dans la même chose : chacun vous positionne sur un maillon différent de la chaîne de valeur, avec un risque et une liquidité qui n'ont rien à voir. Et une part importante des entreprises qui construisent l'IA n'est pas cotée, donc inaccessible via un ETF. Voici les supports, la part à y consacrer selon votre profil, l'enveloppe à privilégier et les risques à anticiper. Et si votre objectif est de financer l'IA là où elle se construit, dans le non coté, c'est précisément ce que permet Fundora.
Pourquoi l'IA est devenue un thème d'investissement majeur
Le mouvement de capitaux vers l'IA n'a pas d'équivalent récent. Les investissements privés mondiaux dans l'intelligence artificielle ont atteint 344,7 milliards de dollars en 2025, plus du double de l'année précédente (+127,5 %), et l'investissement d'entreprise total dans le secteur dépasse 581 milliards de dollars (Stanford HAI, AI Index 2026). La répartition est très inégale : 285,9 milliards pour les États-Unis contre 12,4 milliards pour la Chine, et environ 5 % des financements mondiaux pour l'Europe.
La France a changé de braquet. Lors du Sommet pour l'action sur l'IA de février 2025, 109 milliards d'euros d'investissements privés ont été annoncés sur le territoire, principalement pour les centres de données (Élysée, février 2025). L'écosystème suit : 1 114 startups IA recensées début 2026 (France Digitale) et Mistral AI, première décacorne française, valorisée 11,7 milliards d'euros.
Sources : Stanford HAI, « AI Index Report 2026 », https://hai.stanford.edu ; Élysée, Sommet pour l'action sur l'IA, https://www.elysee.fr ; France Digitale, https://www.francedigitale.org.
Retenez une chose : la vitesse à laquelle l'argent arrive dans un secteur ne dit rien de la performance future des actifs, elle dit que les valorisations intègrent déjà beaucoup d'attentes.
Dans quoi investit-on vraiment quand on investit dans l'IA ?
« Investir dans l'IA » ne désigne pas un actif mais une chaîne de valeur à trois étages, dont les profils de rentabilité diffèrent fortement. Savoir sur lequel vous vous positionnez est la première décision à prendre.
Les semi-conducteurs et les équipements.
Processeurs graphiques, accélérateurs, fonderies. L'étage où la valeur se matérialise le plus vite, mais aussi celui où les valorisations sont les plus tendues et la dépendance au cycle la plus forte.
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Les infrastructures et l'énergie.
Centres de données, réseaux, refroidissement, production électrique. Étage capitalistique, à revenus contractualisés sur longue durée. C'est là que se concentre l'essentiel des 109 milliards d'euros annoncés en France.
Les modèles et les logiciels.
Éditeurs de modèles de langage, plateformes de développement, cloud. Étage le plus concurrentiel, où les dépenses s'accumulent plus vite que les revenus et où les principaux acteurs mondiaux ne sont pas cotés.
Les usages métiers. Santé, industrie, logistique, finance, robotique. L'étage de la monétisation réelle, le plus lent à se révéler et le moins bien capté par les indices thématiques.

Bon à savoir
Comment investir dans l'IA ? Les cinq supports possibles
Les actions en direct
Vous achetez des titres d'entreprises cotées impliquées dans l'un des quatre étages. L'avantage est le contrôle total de votre exposition. La contrainte est double : la quasi-totalité de ces sociétés sont des groupes diversifiés dont l'IA ne représente qu'une part de l'activité, et le risque spécifique est élevé, une entreprise pouvant se tromper d'architecture technologique et décrocher durablement.
Les ETF thématiques IA
Un ETF réplique un indice et vous expose en une transaction à des dizaines d'entreprises liées à l'IA, à la robotique ou aux données, pour des frais annuels compris entre 0,35 % et 0,75 % (documents d'information clé des ETF concernés). Le point de vigilance est structurel : ces indices sont pondérés par la capitalisation boursière, donc ultra-concentrés sur quelques mégacapitalisations américaines. Si vous détenez déjà un ETF MSCI World ou S&P 500, un ETF IA ne diversifie presque rien, il surpondère ce que vous avez déjà.
Les fonds actifs spécialisés
Un gérant sélectionne les titres, s'écarte de la pondération par capitalisation et peut aller chercher des sociétés plus petites. En contrepartie, les frais de gestion se situent entre 1,5 % et 3 % par an, parfois assortis d'une commission de surperformance. La question reste la même : cette surperformance, nette de frais, est-elle durable ? Historiquement, peu de fonds actifs battent leur indice sur le long terme.
Le private equity et le non coté
Vous financez directement des entreprises non cotées du secteur, via des fonds de capital-risque, de capital-croissance ou d'infrastructure. C'est le seul support qui donne accès à l'amont de la chaîne, là où les valorisations d'entrée sont établies hors marché boursier. La contrepartie est nette : capital immobilisé plusieurs années, pas de valorisation quotidienne, sélection du gérant déterminante. C'est le canal que propose Fundora, avec des stratégies exposées aux entreprises technologiques et aux infrastructures de l'IA, ouvertes aux particuliers.
Les cryptoactifs adossés à l'IA
Certains jetons se positionnent sur le calcul distribué ou les données. La volatilité y est extrême et le lien avec la création de valeur réelle souvent ténu : à réserver à une part marginale, pour investisseurs avertis.
Faut-il investir dans l'IA en bourse ou dans le non coté ?
C'est la vraie question, et elle est presque toujours esquivée. Quand vous achetez un ETF IA, vous achetez des entreprises déjà valorisées par le marché, à des multiples qui intègrent des années de croissance anticipée. Or les acteurs qui définissent l'état de l'art de l'intelligence artificielle sont majoritairement non cotés : les principaux éditeurs de modèles mondiaux et le champion français du secteur se financent sur le marché privé.
Un investisseur qui ne passe que par la bourse s'expose donc à l'IA par ricochet, via les fournisseurs d'infrastructure et les grands groupes qui intègrent la technologie. Il ne finance pas celles qui la créent. Cet accès a longtemps été fermé aux particuliers, et beaucoup de contenus affirment encore qu'il faut plusieurs centaines de milliers d'euros pour y prétendre. Ce n'est plus exact : la mutualisation des souscriptions dans un véhicule dédié a fortement abaissé le seuil d'entrée, sans changer la nature de l'actif.
Sur la performance, le non coté français affiche un taux de rendement interne net de 12,4 % par an sur dix ans, contre 8,9 % pour le CAC 40 dividendes réinvestis (France Invest / EY, à fin 2024). Ce chiffre est une moyenne de marché : la dispersion entre gérants est forte et la sélection du fonds compte davantage que le thème.
Sources : France Invest / EY, « Performance nette du capital-investissement français à fin 2024 » (31e édition), https://www.franceinvest.eu ; Euronext, indice CAC 40 GR, https://www.euronext.com. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
L'approche la plus solide combine les deux canaux : la bourse pour la liquidité, le non coté pour financer l'amont et capter la création de valeur avant l'introduction en bourse. C'est exactement ce que Fundora rend accessible. Pour comprendre cette poche, voir notre page dédiée à investir dans le non coté et, sur les jeunes sociétés technologiques, investir dans des startups.
Quelle part de votre portefeuille consacrer à l'IA ?
L'IA est un placement thématique, donc sectoriel, donc plus volatil qu'un portefeuille diversifié. Elle n'a pas vocation à constituer le cœur de votre allocation mais une poche de croissance, dimensionnée selon votre horizon et votre tolérance au risque.
Profil prudent
L'essentiel du portefeuille reste sur des supports peu volatils. La poche IA se limite à une exposition symbolique, autour de 5 %, plutôt via un ETF large qu'un fonds concentré. L'exposition au non coté reste marginale, uniquement si votre horizon dépasse dix ans.
Profil équilibré
La poche IA peut représenter environ 10 % de l'allocation, répartie entre un support coté diversifié et une poche non cotée destinée à financer l'amont technologique. L'idée est de ne jamais dépendre d'un seul étage de la chaîne. C'est sur cette poche non cotée qu'intervient Fundora.
Profil dynamique
Avec un horizon long et une réelle tolérance à la volatilité, la poche peut monter vers 20 %, dont une part significative en non coté pour aller chercher les entreprises absentes de la cote. Au-delà, vous ne diversifiez plus, vous concentrez.
Quelle enveloppe et quelle fiscalité pour investir dans l'IA ?
Le choix de l'enveloppe modifie fortement le rendement net. Deux contraintes structurent les options : le PEA n'accepte que des titres européens, et aucune enveloppe grand public ne permet de loger un fonds professionnel de capital-investissement.
Sources : régime fiscal en vigueur, https://www.impots.gouv.fr et https://www.service-public.fr.
En pratique, l'exposition cotée à l'IA se construit surtout dans un compte-titres, faute d'ETF américains éligibles au PEA, tandis que la poche non cotée se souscrit en direct, avec une fiscalité propre au véhicule et à la durée de détention.
Quels sont les risques d'un investissement dans l'IA ?
C'est la partie qu'il faut lire avant les précédentes, pas après.
Le niveau des valorisations. Le régulateur français identifie la concentration des performances boursières sur un nombre restreint de titres comme une vulnérabilité de marché (AMF, « Cartographie des marchés et des risques 2026 »), et le Fonds monétaire international juge le risque de bulle moins marqué que lors de la bulle internet, sans l'écarter. Les montants engagés dans les modèles et les centres de données sont massifs alors que la démonstration de leur rentabilité reste partielle : le marché paie des profits qui se matérialiseront plus tard, ou pas du tout pour certains acteurs.
La concentration. Une part importante de la capitalisation des grands indices mondiaux repose sur une poignée de sociétés technologiques. Empiler un ETF monde et un ETF IA conduit à une exposition sectorielle supérieure à ce que l'on croit détenir.
L'obsolescence technologique. Les cycles d'innovation sont courts et une architecture dominante peut être supplantée en quelques trimestres, rendant obsolètes des infrastructures très coûteuses. Comme lors des précédentes ruptures, tous les acteurs ne survivront pas.
Le cadre réglementaire. Le règlement européen sur l'IA est entré en application progressive, avec un calendrier étalé jusqu'en 2026 et 2027 (Commission européenne). Coûts de conformité, données d'entraînement et propriété intellectuelle sont autant de facteurs d'incertitude.
L'illiquidité du non coté. Le capital y est immobilisé plusieurs années, sans valorisation quotidienne ni sortie anticipée garantie. C'est le prix de l'accès à l'amont, à n'accepter que sur un horizon long.
Sources : AMF, « Cartographie des marchés et des risques 2026 » (juillet 2026), https://www.amf-france.org ; Banque de France, travaux sur l'IA et la stabilité financière, https://www.banque-france.fr ; Commission européenne, cadre réglementaire de l'IA, https://digital-strategy.ec.europa.eu.
Investir dans l'IA avec Fundora

Avec Fundora, vous pouvez investir dans l'IA autrement qu'en achetant des actions déjà valorisées par le marché. La plateforme donne accès à des stratégies de private equity habituellement réservées aux institutionnels, qui financent des entreprises technologiques non cotées et les infrastructures de calcul sur lesquelles repose l'intelligence artificielle. Vous vous positionnez en amont de la cote, là où les valorisations d'entrée se négocient lors d'une levée de fonds. L'objectif n'est pas de remplacer votre exposition boursière mais de la compléter par une poche qui finance directement les acteurs de la révolution en cours.
Sources : France Invest / EY, « Performance nette du capital-investissement français à fin 2024 », https://www.franceinvest.eu ; France Invest / Grant Thornton, « Étude d'activité 2025 du capital-investissement français » (mars 2026), https://www.franceinvest.eu ; Euronext, https://www.euronext.com.
Un accès mutualisé via un FPCI associé à un SPV
Les fonds de capital-investissement exigent traditionnellement des tickets hors de portée d'un particulier. La mutualisation change le mécanisme : les souscriptions de plusieurs investisseurs sont regroupées dans un Fonds Professionnel de Capital Investissement associé à un véhicule dédié, qui investit ensuite dans les fonds cibles. Le montant minimum de souscription s'en trouve fortement abaissé et varie selon la stratégie ouverte à la collecte.
Une gestion assurée par une société de gestion agréée par l'AMF
La gestion effective est réalisée par Kyoseil Asset Management, société de gestion agréée par l'Autorité des marchés financiers sous le numéro GP-99040. Fundora identifie et propose les stratégies, la gestion étant exercée dans le cadre du mandat.
Des stratégies diversifiées plutôt qu'un pari unique
Plutôt que de concentrer votre poche non cotée sur un seul fonds, répartissez-la sur des approches complémentaires : le venture capital pour les jeunes sociétés technologiques, le growth equity pour celles qui ont validé leur modèle, et plus largement les stratégies présentées sur notre page investir en private equity. Les objectifs de multiple visés se situent entre 2,5x et 4x, sans garantie de résultat.
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Bon à savoir
LA VOIE D’ACCÈS AUX FONDS PRIVÉS



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