Private equity secondaire : investir dans des fonds matures

Le private equity secondaire s'est imposé comme l'un des segments les plus dynamiques du capital investissement. Plutôt que de financer directement des entreprises via un fonds neuf, l'investisseur rachète des parts de fonds déjà constitués, sur un marché secondaire en pleine expansion qui a atteint 160 milliards de dollars de transactions en 2024, puis environ 240 milliards en 2025 selon Jefferies. Cette classe d'actifs séduit par sa courbe en J réduite, sa décote à l'achat et la visibilité qu'elle offre sur des actifs sous-jacents déjà identifiés.
Qu'est-ce que le private equity secondaire ?
Le private equity secondaire désigne l'achat et la vente de participations dans des fonds de capital investissement déjà existants. À la différence d'un investissement primaire, où l'investisseur s'engage dans un fonds qui n'a pas encore déployé son capital, le secondaire permet d'acquérir des parts d'un fonds déjà investi, dont une partie du portefeuille est connue et valorisée.
Marché primaire et marché secondaire
Sur le marché primaire, un investisseur, appelé limited partner (LP), souscrit auprès d'une société de gestion (general partner ou GP) qui va ensuite identifier des entreprises cibles et déployer le capital sur plusieurs années. L'investisseur ne sait pas, au moment de son engagement, quelles sociétés composeront le portefeuille final : c'est ce que l'on appelle le risque de fonds aveugle.
Sur le marché secondaire, l'investisseur achète des parts de ce fonds une fois qu'il est déjà constitué et partiellement déployé. Il connaît une partie des actifs sous-jacents, dispose d'un historique de performance et entre généralement entre la quatrième et la septième année de la durée de vie du fonds. Ce positionnement sur des actifs plus matures raccourcit l'horizon avant les premières distributions.
Les actifs sous-jacents d'un fonds secondaire
Un fonds de private equity secondaire détient un portefeuille de participations dans d'autres fonds, eux-mêmes investis dans des dizaines, parfois des centaines de sociétés non cotées. Cette structure en couches confère au secondaire une diversification immédiate très supérieure à celle d'un fonds primaire unique. Selon la stratégie, le portefeuille peut couvrir plusieurs millésimes, plusieurs secteurs et plusieurs zones géographiques, ce qui dilue le risque propre à chaque ligne.
Comment fonctionnent les transactions de private equity secondaire ?
Le marché secondaire repose sur deux grands types d'opérations, qui se sont équilibrés ces dernières années.
Les transactions LP-led (Limited Partners)
Ce sont les transactions historiques et encore majoritaires du marché, avec environ 52 % des volumes en 2025 selon Jefferies. Un limited partner souhaite céder ses parts dans un ou plusieurs fonds avant leur terme, le plus souvent pour obtenir de la liquidité, rééquilibrer son portefeuille ou répondre à des contraintes réglementaires. Un fonds secondaire rachète ces participations, généralement avec une décote sur la valeur liquidative, et reprend les droits et obligations du vendeur dans le fonds existant.
Les transactions GP-led (General Partner)
Ces opérations, en forte croissance, sont initiées par le gérant lui-même. Le general partner réorganise un ou plusieurs actifs d'un fonds arrivant à maturité dans un nouveau véhicule, appelé fonds de continuation, afin de prolonger la période de détention d'actifs jugés prometteurs. Les LP existants peuvent soit sortir, soit réinvestir dans le nouveau véhicule. Ce mécanisme apporte de la liquidité aux investisseurs sortants tout en laissant le temps au gérant de créer davantage de valeur.
Voici le déroulé d'une transaction secondaire en trois étapes :
Identification et valorisation
Un investisseur cherche à céder ses parts, ou un gérant souhaite réorganiser ses actifs.
Le portefeuille sous-jacent est analysé et valorisé sur la base des derniers reportings, de la qualité des sociétés détenues et des perspectives de sortie.
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Négociation de la décote
L'acheteur secondaire et le vendeur s'accordent sur un prix, généralement exprimé en pourcentage de la valeur liquidative.
En 2025, le buyout se traitait autour de 92 % de la NAV et le venture autour de 78 % selon Jefferies. La décote rémunère la liquidité apportée au vendeur et le travail d'analyse.
Transfert et gestion
L'acheteur reprend les droits et obligations attachés aux parts, y compris les appels de capital restants.
Il perçoit ensuite les distributions au fur et à mesure des sorties réalisées sur le portefeuille sous-jacent.

Les avantages du private equity secondaire
Le secondaire combine plusieurs atouts qui en font une brique de cœur de portefeuille pour de nombreux investisseurs.
Une courbe en J réduite et des rendements plus rapides
Dans un fonds primaire, les premières années sont marquées par des frais et des appels de capital sans distributions, ce qui creuse une courbe en J négative. Le secondaire se positionne sur des actifs déjà matures, dont la valeur est proche ou déjà en phase de réalisation. L'investisseur perçoit donc des distributions plus tôt et raccourcit le délai avant retour sur capital.
Une décote à l'achat et une meilleure visibilité sur les actifs
L'achat de parts avec une décote sur la valeur liquidative offre un point d'entrée potentiellement avantageux. Surtout, l'investisseur connaît déjà une partie du portefeuille sous-jacent, contrairement au primaire où il s'engage à l'aveugle. Cette visibilité réduit l'incertitude et facilite l'analyse du couple risque-rendement.
Une diversification accrue
Un seul fonds secondaire donne accès à de multiples fonds sous-jacents, donc à un grand nombre de sociétés, réparties sur plusieurs millésimes, secteurs et zones géographiques. Cette diversification immédiate limite l'impact d'une contre-performance isolée et lisse les rendements dans le temps.
Un marché secondaire en forte croissance
Le marché secondaire du private equity connaît une trajectoire de croissance soutenue. Après un record de 160 milliards de dollars de transactions en 2024, il a atteint environ 240 milliards de dollars en 2025, en hausse de 48 % sur un an, selon le bilan annuel de Jefferies. Cette dynamique s'explique par un besoin structurel de liquidité chez les investisseurs institutionnels, dans un contexte de ralentissement des sorties et des introductions en bourse, et par la montée en puissance des fonds de continuation initiés par les gérants.
La poudre sèche dédiée au secondaire a elle aussi atteint un niveau record, autour de 327 milliards de dollars fin 2025, ce qui témoigne de l'appétit des investisseurs pour cette stratégie. Cette abondance de capital disponible soutient la liquidité du marché et la régularité des transactions, tout en maintenant une certaine tension sur les prix.
Quels sont les risques et les bonnes pratiques ?
Comme toute classe d'actifs non cotée, le private equity secondaire comporte des risques qu'il faut connaître avant d'investir.
Risque de perte en capital : la performance dépend de la qualité des actifs sous-jacents et des conditions de marché à la sortie. Une décote à l'achat ne garantit pas un gain.
Risque d'illiquidité : même s'il raccourcit l'horizon, le secondaire reste un placement de long terme, avec un capital immobilisé sur plusieurs années.
Risque de valorisation : la valeur liquidative retenue repose sur des estimations de juste valeur qui peuvent différer du prix de cession effectif des actifs.
Risque de sélection du gérant : la qualité de l'analyse, l'accès au flux d'opérations et la capacité à négocier les décotes font la différence sur la performance finale.
Private equity primaire vs secondaire : quelles différences ?
Le primaire et le secondaire ne s'opposent pas, ils se complètent au sein d'une allocation en capital investissement. Le tableau ci-dessous résume leurs différences structurelles.
À titre de repère, le TRI net du private equity sur dix ans s'établit à 12,4 % selon France Invest et EY (données au 31 décembre 2024). Le secondaire vise généralement des multiples plus modérés que le primaire le plus performant, mais avec une dispersion des résultats plus faible et un profil de liquidité plus favorable.
Investir en private equity secondaire avec Fundora
Fundora ouvre l'accès au private equity secondaire aux investisseurs particuliers via une architecture institutionnelle exigeante. Là où les fonds secondaires institutionnels imposent des tickets de plusieurs centaines de milliers d'euros, Fundora abaisse cette barrière grâce à la mutualisation. Cette offre complète les autres briques non cotées de la plateforme : le private equity, le venture capital, le growth equity et les fonds de dette privée.
Un accès démocratisé via FPCI et structures SPV
Chaque stratégie secondaire distribuée par Fundora est structurée en FPCI (Fonds Professionnel de Capital Investissement). Un mécanisme de SPV (Special Purpose Vehicle) mutualise les souscriptions de plusieurs investisseurs au sein d'une même structure, qui souscrit ensuite au ticket institutionnel d'origine. Ce dispositif rend accessible une classe d'actifs jusqu'ici réservée aux investisseurs institutionnels, tout en conservant les standards de sélection du marché professionnel.
Une gestion sous mandat assurée par Kyoseil Asset Management
La gestion effective est confiée à Kyoseil Asset Management, société de gestion de portefeuille agréée par l'AMF sous le numéro GP-99040. Fundora identifie et propose les stratégies, la gestion étant assurée par Kyoseil Asset Management dans le cadre du mandat. Cet encadrement réglementaire est un gage de sérieux dans un secteur où la qualité de la société de gestion est déterminante.
Les stratégies secondaires proposées par Fundora
Fundora a déjà donné accès à une diversité de stratégies secondaires, illustrant la profondeur de cette classe d'actifs : des stratégies de secondaire pre-IPO comme Soho Secondary, ainsi que Momentum Secondary, Altaris Secondary, Second-X, Ultimate Secondary USA, Pre-IPO Secondary USA ou encore les stratégies Allstars Secondary. Ces stratégies couvrent différents profils de risque et de maturité, avec des objectifs de multiples généralement compris entre 2x et 2,5x. La sélection est rigoureuse et privilégie des fonds reconnus du marché.
Pour les profils plus engagés, Fundora Plus propose un accompagnement renforcé. L'inscription se fait directement sur la plateforme Fundora.
LA VOIE D’ACCÈS AUX FONDS PRIVÉS

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