Investir dans des entreprises : le guide complet
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Investir dans des entreprises consiste à placer une partie de son capital au service d'une société, cotée ou non cotée, pour participer à sa croissance et viser un rendement. Longtemps réservé aux investisseurs institutionnels et aux plus gros patrimoines, ce type d'investissement s'ouvre aujourd'hui aux particuliers grâce à de nouveaux véhicules et à des plateformes spécialisées. Bourse, crowdfunding, fonds communs de placement, private equity ou intervention en direct comme business angel : les modes d'investissement sont multiples, chacun avec ses avantages, ses risques et sa fiscalité propre. Ce guide fait le tour de la question pour vous aider à comprendre comment investir dans des entreprises et à construire un portefeuille cohérent avec vos objectifs.
Qu'est-ce qu'investir dans des entreprises ?
Investir dans une entreprise, c'est apporter des fonds à une société en échange d'une participation à son capital ou d'une créance. Dans le premier cas, vous devenez actionnaire et détenez des parts ou des actions qui vous donnent droit à une fraction de la valeur de la société et, potentiellement, à ses bénéfices futurs. Dans le second, vous prêtez de l'argent via des obligations et percevez des intérêts.
On distingue deux grands univers. Les entreprises cotées en bourse, dont les actions s'échangent librement sur un marché boursier réglementé, et les sociétés non cotées, qui regroupent aussi bien les startups en amorçage que les PME établies ou les grandes entreprises détenues par des fonds. Investir dans des entreprises non cotées relève du capital investissement, aussi appelé private equity : l'investisseur entre au capital de sociétés qui ne sont pas accessibles via la bourse, souvent sur un horizon long.
Cette distinction est fondamentale. Le marché boursier offre une forte liquidité et une grande transparence, mais des performances corrélées aux cycles de marché. Le non coté, moins liquide, donne accès à des entreprises en pleine croissance et à un potentiel de valorisation qui échappe aux investisseurs restés uniquement sur les marchés cotés.
Pourquoi investir dans des entreprises ?
Le premier moteur reste la recherche de rendement. Sur le non coté, le private equity affiche un TRI net de 12,4 % par an sur dix ans selon l'étude France Invest/EY publiée en 2025 (données au 31 décembre 2024). À titre de comparaison, le CAC 40 dividendes réinvestis délivre un rendement annualisé de l'ordre de 8,9 % sur le long terme, et l'indice MSCI World environ 11,68 % par an sur dix ans en euros (factsheet MSCI, mars 2026). Le capital investissement se positionne donc comme l'une des classes d'actifs les plus performantes, à condition d'accepter un horizon long et une part de risque.
Investir dans des entreprises en forte croissance, notamment des startups ou des PME innovantes, permet de viser des multiples de plus-values que les placements traditionnels comme le Livret A (1,5 % depuis février 2026) ou les fonds en euros (2,6 % en 2024) ne peuvent offrir.
Au-delà du rendement, investir dans des entreprises revient à financer l'économie réelle. Votre capital sert directement au développement de sociétés : embauche, innovation, conquête de nouveaux marchés, transition vers des secteurs porteurs comme les énergies renouvelables ou la santé. Vous soutenez des entrepreneurs et participez à la création de valeur. C'est aussi un puissant levier de diversification : ajouter des entreprises non cotées à un portefeuille composé d'actions, d'obligations et d'immobilier réduit la dépendance aux marchés boursiers, le private equity présentant une corrélation plus faible avec la bourse. Pour approfondir cette logique, notre analyse dédiée aux fonds d'investissement détaille les mécanismes de mutualisation et de diversification.
Comment investir dans des entreprises : les différents modes
Il existe plusieurs manières d'investir dans des entreprises, du plus accessible au plus spécialisé. Le choix dépend de votre budget, de votre appétence au risque et de votre horizon de placement.
La bourse et les entreprises cotées
La voie la plus connue reste l'achat d'actions d'entreprises cotées via un compte-titres ou un PEA. C'est un mode simple, liquide et transparent : vous pouvez acheter et revendre vos actions à tout moment. En contrepartie, vous êtes exposé à la volatilité du marché boursier et vos performances suivent largement les grands indices. La bourse convient aux investisseurs qui veulent une exposition immédiate aux entreprises tout en conservant la possibilité de sortir rapidement.
Le crowdfunding et le financement participatif
Le crowdfunding permet d'investir de petits montants dans des projets ou des entreprises via des plateformes en ligne. On distingue le crowdequity, où l'on entre au capital, et le crowdlending, où l'on prête de l'argent contre intérêts. Ce mode donne accès à des opportunités concrètes et à des secteurs variés, mais il comporte des risques élevés. Sur le crowdfunding immobilier par exemple, le taux de retard a atteint 60,2 % des montants sur le millésime 2019 selon l'AMF, et près d'un projet sur deux rencontre des difficultés (baromètre Forvis Mazars/France FinTech 2025). La sélection des projets est donc déterminante.
Les fonds d'investissement (FCPI, FIP, fonds communs de placement)
Plutôt que de choisir vous-même les entreprises, vous pouvez confier votre capital à des fonds gérés par des professionnels. Les fonds communs de placement mutualisent l'épargne de nombreux investisseurs pour l'investir dans un portefeuille diversifié de sociétés. Les FCPI (Fonds Communs de Placement dans l'Innovation) ciblent les PME innovantes, avec un seuil légal d'investissement de 70 % dans ces entreprises. Les FIP (Fonds d'Investissement de Proximité) financent des PME régionales. Ces véhicules permettent d'accéder à un portefeuille diversifié sans avoir à sélectionner chaque société individuellement.
Le private equity et le capital investissement
Le private equity consiste à investir dans des entreprises non cotées, à différents stades de leur vie. On y trouve le venture capital pour les jeunes startups, le growth equity pour les entreprises en accélération, le LBO pour le rachat de sociétés matures et le marché secondaire pour racheter des participations existantes. C'est la classe d'actifs la plus performante du non coté, mais aussi la moins liquide. Historiquement réservé aux institutionnels, investir en private equity devient progressivement accessible aux particuliers. Pour financer spécifiquement les jeunes pousses, investir dans des startups via des fonds spécialisés reste la porte d'entrée la plus structurée, tout comme le venture capital pour les investisseurs qui visent les entreprises technologiques à fort potentiel.
Le rôle des business angels
Le business angel est un investisseur particulier qui apporte des fonds propres à une startup en phase d'amorçage, souvent en échange d'une participation au capital et d'un rôle de conseil. Ce mode d'investissement en direct exige une bonne connaissance du secteur, une capacité à évaluer une équipe et un chiffre d'affaires prévisionnel, et une tolérance élevée au risque de perte totale. Il s'adresse aux investisseurs aguerris qui veulent s'impliquer aux côtés des entrepreneurs.
Dans quelles entreprises et quels secteurs investir ?
Choisir dans quelle entreprise investir demande une analyse rigoureuse. Plusieurs critères comptent : la solidité du modèle économique, la qualité et l'expérience de l'équipe dirigeante, le chiffre d'affaires et sa trajectoire, le potentiel de croissance du marché visé et les avantages concurrentiels de la société.
Le choix du secteur oriente également le couple rendement/risque. Certains domaines concentrent aujourd'hui les opportunités les plus recherchées par les investisseurs.
Investir dans une PME d'un secteur porteur peut offrir un potentiel de valorisation important, à condition d'accepter l'incertitude propre aux entreprises jeunes ou en transformation. La règle d'or reste la diversification : répartir ses investissements entre plusieurs entreprises, secteurs et stades de maturité pour ne pas dépendre du succès d'une seule société. Le rôle de l'investissement en PME est justement de conjuguer soutien à l'économie locale et recherche de performance.
Diversifier ses investissements.
Répartir son capital entre plusieurs entreprises, secteurs et stades de maturité limite l'impact de l'échec d'une seule société.
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Investir sur le long terme.
N'engager que des sommes dont vous n'avez pas besoin à court terme, l'horizon du non coté se comptant en plusieurs années.
Sélectionner des acteurs expérimentés.
La dispersion des performances rend la qualité de la sélection décisive : privilégier des gérants capables d'identifier les meilleures opportunités.

Aucun placement en entreprise ne peut être présenté comme garanti : le rendement se construit toujours en regard du risque accepté.
Fiscalité de l'investissement dans les entreprises
La fiscalité constitue un levier important, mais le cadre a été profondément modifié par les lois de finances pour 2025 et 2026. La réduction d'impôt sur le revenu IR-PME de 25 % ne subsiste désormais que pour les FCPI investis dans des jeunes entreprises innovantes, et pour les FIP Corse et Outre-mer, à un taux de 30 %. Les FCPI et FIP classiques ne donnent plus droit à cette réduction.
Le PEA-PME permet par ailleurs d'investir dans des PME et ETI éligibles avec une exonération d'impôt sur les plus-values après cinq ans de détention, sous conditions. Attention toutefois : tous les véhicules de private equity ne sont pas éligibles au PEA-PME, seuls certains FCPR et FCPI le sont. Avant tout investissement, il est recommandé de vérifier l'éligibilité du support et de se rapprocher d'un conseiller pour intégrer ces dispositifs dans une stratégie patrimoniale globale.
Investir dans des entreprises non cotées avec Fundora

Fundora rend l'investissement dans des entreprises non cotées accessible aux particuliers. La plateforme identifie et propose des stratégies de private equity sélectionnées pour leur qualité institutionnelle, la gestion effective étant assurée par Kyoseil Asset Management, société de gestion de portefeuille agréée par l'AMF, dans le cadre du mandat.
Une architecture qui abaisse la barrière d'accès
Le fonctionnement repose sur des FPCI (Fonds Professionnels de Capital Investissement) associés à des structures SPV (Special Purpose Vehicles) qui mutualisent les souscriptions de plusieurs investisseurs particuliers. Cette architecture permet d'atteindre les tickets exigés par les fonds cibles tout en réduisant la barrière d'accès pour chaque souscripteur, avec un ticket institutionnel mutualisé.
Une gestion encadrée et des stratégies diversifiées
La gestion est assurée par Kyoseil Asset Management, société de gestion de portefeuille agréée par l'AMF (agrément GP-99040). Les investisseurs accèdent à une diversité de stratégies sélectionnées pour leur qualité institutionnelle : venture capital sur des entreprises technologiques, growth equity, LBO, private equity secondaire ou fonds de dette privée, sur des secteurs allant de l'intelligence artificielle à la cybersécurité, avec des objectifs de multiple compris entre 2,5x et 4x.
Bon à savoir
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LA VOIE D’ACCÈS AUX FONDS PRIVÉS



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