Investir dans Neuralink : ce qu'il faut savoir avant son introduction en bourse

Investir dans Neuralink fait rêver de nombreux épargnants : la start-up d'Elon Musk développe des implants cérébraux qui permettent déjà à des personnes paralysées de contrôler un ordinateur par la pensée. Pourtant, il n'existe pas d'action Neuralink cotée en bourse. L'entreprise reste une société privée, détenue par Elon Musk, ses salariés et des fonds de capital-risque, et c'est désormais la principale société de l'écosystème Musk encore fermée aux marchés.
Cette page fait le point sur ce qu'il faut savoir avant de vouloir investir dans Neuralink : sa technologie, l'avancement de ses essais cliniques, l'évolution de sa valorisation, les offres pre-IPO proposées aux particuliers, les tokens crypto qui utilisent son nom sans aucun lien avec elle, et les risques propres à ce type d'investissement. Nous verrons aussi comment Fundora permet de s'exposer, en amont d'une introduction en bourse, aux entreprises non cotées de la deep tech et de la santé.
Neuralink, la neurotechnologie d'Elon Musk
Fondée en 2016 à San Francisco par Elon Musk et huit chercheurs et ingénieurs, Neuralink conçoit une interface cerveau-machine, c'est-à-dire un dispositif capable de lire l'activité des neurones et de la traduire en commandes pour un ordinateur ou un téléphone. L'entreprise est installée à Fremont, en Californie. Elon Musk en est l'actionnaire majoritaire, et Jared Birchall, qui dirige par ailleurs son family office, en est le dirigeant officiel. Seuls deux des huit cofondateurs étaient encore présents en 2022.
Sa technologie repose sur trois éléments :
- L'implant Telepathy, de la taille d'une pièce de monnaie, qui enregistre les signaux du cerveau grâce à 1 024 électrodes réparties sur 64 fils plus fins qu'un cheveu, et les transmet sans fil ;
- Le robot chirurgical, conçu pour insérer ces fils flexibles avec précision, sans endommager les vaisseaux sanguins du cortex ;
- Les applications, qui transforment les signaux neuronaux en mouvements de curseur, en saisie de texte ou en commande d'un bras robotisé.
L'objectif de départ est médical : rendre de l'autonomie aux personnes atteintes de paralysie, de sclérose latérale amyotrophique ou de cécité. Neuralink développe aussi Blindsight, un implant du cortex visuel destiné à restaurer une forme de vision chez des personnes aveugles, qui a obtenu en septembre 2024 le statut de dispositif innovant (« Breakthrough Device ») auprès de la FDA, l'autorité sanitaire américaine. À plus long terme, Elon Musk évoque une « symbiose avec l'intelligence artificielle », un discours qui suscite des réserves dans la communauté scientifique.
Sources : Wikipédia, « Neuralink », fr.wikipedia.org ; Wikipedia, « Neuralink », en.wikipedia.org.
Où en sont les essais cliniques de Neuralink ?
Après un premier refus en 2022, lié notamment à la sécurité de la batterie au lithium et au risque de migration des fils dans le cerveau, la FDA a autorisé Neuralink à tester son implant sur l'homme en mai 2023. Le premier patient, Noland Arbaugh, tétraplégique à la suite d'un accident de plongée, a été implanté en janvier 2024. Quelques semaines plus tard, il jouait aux échecs en déplaçant le curseur par la pensée. Une partie des fils de son implant s'est ensuite rétractée, ce qui a réduit ses performances et conduit Neuralink à modifier sa procédure.
Les essais se sont depuis étendus au Canada, au Royaume-Uni et aux Émirats arabes unis. En janvier 2026, Neuralink comptait 21 participants dans le monde, contre 12 en septembre 2025, et revendiquait l'absence d'événement indésirable grave lié au dispositif. L'entreprise a annoncé une production à grande échelle de ses implants en 2026, ainsi qu'une procédure chirurgicale simplifiée : fin juin 2026, elle a réussi à insérer son implant sans découper la dure-mère, la membrane qui protège le cerveau. Les premiers essais de Blindsight sur l'homme sont en cours de recrutement.
Ces avancées restent celles d'une entreprise au stade clinique. L'implant n'est autorisé à la vente dans aucun pays, et Neuralink ne génère pas de chiffre d'affaires commercial à ce jour. Elle n'est pas seule sur ce marché : Synchron, dont l'implant passe par les vaisseaux sanguins, Paradromics, Precision Neuroscience, fondée par un ancien cofondateur de Neuralink, ou Blackrock Neurotech développent des technologies concurrentes.
Sources : Boursorama avec Reuters, « Neuralink, la société d'Elon Musk, annonce 21 participants à des essais » (janvier 2026), www.boursorama.com ; Les Echos, « Neuralink, la start-up de Musk, va pouvoir tester ses implants cérébraux sur des humains » (mai 2023), www.lesechos.fr ; Wikipédia, « Neuralink » (section Projets d'application humaine), fr.wikipedia.org.
Neuralink est-elle cotée en bourse ?
Non. Neuralink n'est cotée sur aucune place boursière : il n'existe ni action Neuralink, ni ticker associé, et aucun courtier ne permet d'acheter ses titres. L'action Neuralink n'est donc éligible ni au PEA, ni au compte-titres. Aucune introduction en bourse n'a été annoncée à ce jour.
La situation a changé pour le reste de l'écosystème Musk. Tesla est cotée depuis 2010. SpaceX, qui a absorbé la société d'intelligence artificielle xAI et le réseau X en février 2026, est entrée sur le Nasdaq le 12 juin 2026. Neuralink et The Boring Company sont les deux grandes sociétés d'Elon Musk qui restent privées. Nos pages pour investir dans SpaceX et investir dans xAI détaillent ce que l'on achète en bourse avec l'action SPCX.
Certains articles présentent Tesla comme un moyen de s'exposer à Neuralink. C'est inexact : Tesla n'a pas de participation connue dans Neuralink, les deux sociétés ont surtout en commun leur fondateur. Acheter une action Tesla, c'est investir dans un constructeur automobile et d'énergie, pas dans les implants cérébraux.
Valorisation de Neuralink : de la série C à 9 milliards de dollars
Neuralink a financé ses recherches par des tours de table successifs auprès de fonds de capital-risque, pour un total de plus de 1,3 milliard de dollars :
- Jusqu'en 2019 : 158 millions de dollars levés, dont 100 millions apportés par Elon Musk lui-même ;
- Juillet 2021 : série C de 205 millions de dollars, menée par Vy Capital, avec notamment GV (Google Ventures), Founders Fund et Valor Equity Partners ;
- Août 2023 : série D de 280 millions de dollars, menée par Founders Fund, complétée de 43 millions de dollars quelques mois plus tard ;
- Juin 2025 : série E de 650 millions de dollars, avec ARK Invest, Founders Fund, Sequoia Capital, Thrive Capital ou Lightspeed, sur une valorisation d'environ 9 milliards de dollars avant la levée.
Depuis, aucun nouveau tour public n'a fixé de prix. Les estimations publiées en 2026 par des plateformes de données sur le marché secondaire varient de moins de 10 à plus de 50 milliards de dollars, sans transaction publique de référence. Ces écarts montrent à quel point la valeur d'une société non cotée, sans chiffre d'affaires, reste difficile à établir, et pourquoi le prix payé pour investir dans Neuralink varie autant selon l'intermédiaire.
Sources : TechCrunch, « Elon Musk's Neuralink closes a $650M Series E » (juin 2025), techcrunch.com ; 9to5Google, « Neuralink Series C funding » (juillet 2021), 9to5google.com ; Wikipédia, « Neuralink », fr.wikipedia.org.
Offres pre-IPO et marché secondaire : ce qu'il faut vérifier
Faute d'action cotée, plusieurs intermédiaires proposent aux particuliers d'investir dans Neuralink avant son introduction en bourse, en promettant de « devenir actionnaire » de la start-up. Ces offres prennent deux formes principales :
- Les plateformes de marché secondaire américaines, comme Forge ou EquityZen, où des salariés et des investisseurs historiques revendent leurs titres. Elles sont en pratique réservées aux investisseurs accrédités au sens de la réglementation américaine, et les volumes sur Neuralink y sont limités.
- Les offres tokenisées, accessibles dès quelques centaines de dollars. À l'été 2026, une plateforme d'immobilier tokenisé a par exemple ouvert une allocation Neuralink à partir de 250 dollars, sur une valorisation de 44 milliards de dollars qu'elle qualifie elle-même d'estimation interne, avec jusqu'à 5 % de frais d'entrée et jusqu'à 20 % de commission de performance. L'investisseur y détient un jeton émis par une société dédiée, qui investit à son tour dans un fonds, lui-même exposé aux titres Neuralink.
Avant de souscrire à ce type d'offre, plusieurs points méritent d'être vérifiés : la nature exacte de ce que l'on détient (une action, une part de fonds ou un jeton), la preuve que les titres Neuralink ont bien été acquis, la valorisation d'entrée comparée au dernier tour de table, le niveau total des frais, les conditions de sortie, et le statut réglementaire de l'intermédiaire en France. En cas de doute, les listes noires publiées par l'AMF permettent de repérer les acteurs non autorisés.
Token Neuralink : aucun lien avec l'entreprise
En cherchant à acheter Neuralink, on tombe souvent sur des pages de plateformes crypto qui proposent un token appelé Neuralink (NLINK ou NEURALINK). Ces jetons, émis notamment sur la BNB Smart Chain, n'ont aucun lien avec la société d'Elon Musk. Ils ne sont pas listés sur les principales plateformes d'échange centralisées, s'échangent pour une fraction de centime avec des volumes de l'ordre de quelques milliers de dollars par jour au plus, et ne donnent aucun droit sur les titres, les résultats ou la technologie de Neuralink.
Le recours au nom d'une entreprise célèbre est un procédé courant pour attirer des acheteurs vers des crypto-actifs très spéculatifs. Le même phénomène existe autour de xAI, avec plusieurs tokens « XAI » sans rapport avec l'entreprise. Des jetons présentés comme des « actions tokenisées » Neuralink, comme le jeton NEURAL de PreStocks, sont aussi cotés sur des sites crypto : ils ne sont pas émis par Neuralink et ne donnent pas la qualité d'actionnaire.
Sources : Coinbase, « Prix de l'actif Neuralink », www.coinbase.com ; Binance, « Acheter des Neuralink (NLINK) », www.binance.com.
Les autres façons de s'exposer à l'univers de Neuralink
Faute d'action Neuralink, plusieurs voies sont souvent citées pour s'en approcher. Aucune ne donne une exposition directe à l'entreprise :
- Alphabet. GV, le fonds de capital-risque de la maison mère de Google, a participé à la série C de Neuralink en 2021. À l'échelle d'Alphabet, le poids de cette participation est négligeable.
- Nvidia et les grands fournisseurs de l'IA. Ces valeurs n'ont pas de lien capitalistique connu avec Neuralink : elles exposent au secteur de l'intelligence artificielle, pas aux implants cérébraux.
- Tesla. Comme vu plus haut, Tesla n'a pas de participation connue dans Neuralink.
- Les ETF thématiques consacrés à l'intelligence artificielle, à la robotique ou aux technologies médicales, accessibles en compte-titres et, pour certains, en PEA. Ils ne détiennent pas Neuralink, qui n'est pas cotée, mais des entreprises cotées du même univers.
- Le non coté, via des fonds de venture capital qui investissent dans la deep tech et la santé avant l'introduction en bourse des entreprises. C'est la seule voie qui expose à des start-up comparables à Neuralink au moment où se crée l'essentiel de leur valeur.
Les risques à connaître avant d'investir dans Neuralink
S'exposer à Neuralink, directement ou via une offre pre-IPO, comporte des risques spécifiques qu'il convient de connaître :
- Risque de perte en capital. Neuralink n'a pas de chiffre d'affaires et dépend de levées de fonds successives : une valorisation non cotée peut baisser, et l'investissement peut être perdu en tout ou partie.
- Risque clinique et réglementaire. La commercialisation de l'implant suppose une autorisation de la FDA puis des autorités des autres pays. Un incident lors des essais, comme la rétraction des fils observée chez le premier patient, peut retarder le calendrier.
- Risque de liquidité. Les titres d'une société non cotée ne se revendent pas à tout moment : il faut attendre une introduction en bourse, un rachat ou une opération secondaire.
- Risque de valorisation. Les offres pre-IPO accessibles aux particuliers retiennent souvent une valorisation très supérieure au dernier tour de table, ce qui réduit d'autant le potentiel de gain.
- Risque de concentration. Miser sur une seule entreprise expose l'ensemble du capital investi à sa réussite.
- Risque lié aux montages et aux faux actifs. Certains montages ne garantissent ni la détention effective des titres, ni la transparence des frais, et les tokens homonymes n'offrent aucune exposition à l'entreprise.
- Risque d'image. Neuralink a fait l'objet de controverses sur ses expérimentations animales et sur la transparence de ses essais, qui peuvent peser sur sa réputation.
Les performances passées ne préjugent en rien des performances futures.
Investir dans la deep tech et la santé de demain avec Fundora
Le parcours de Neuralink illustre une réalité du capital-investissement : l'essentiel de la création de valeur d'une entreprise de rupture se produit pendant sa phase privée, et ce sont les fonds de venture capital présents dès les premiers tours qui en profitent aux meilleures conditions. Pour un particulier, l'enjeu n'est donc pas seulement d'investir dans Neuralink ou dans un autre nom célèbre, mais d'accéder à ces fonds, au bon prix et de façon diversifiée.
Fundora permet aux investisseurs particuliers d'investir dans le non coté, en amont d'une éventuelle introduction en bourse, sur des portefeuilles diversifiés d'entreprises en croissance, comme lorsqu'on choisit d'investir dans des startups à fort potentiel ou d'investir dans l'IA. La plateforme s'appuie sur une structure combinant un FPCI (Fonds Professionnel de Capital Investissement) et un SPV (Special Purpose Vehicle), qui mutualisent les souscriptions de plusieurs investisseurs particuliers au sein d'une même structure investissant directement dans les fonds cibles. Ce mécanisme abaisse fortement le seuil d'entrée par rapport à une souscription directe, où les tickets minimums institutionnels s'échelonnent habituellement entre 200 000 et 1 million d'euros. Le montant minimum d'accès varie selon la stratégie ouverte à la collecte au moment de la souscription.
Fundora identifie et propose ainsi des stratégies sélectionnées parmi les fonds du top 25 % mondial, la gestion effective étant assurée par Kyoseil Asset Management dans le cadre du mandat, société de gestion de portefeuille agréée par l'AMF sous le numéro GP-99040. Parmi les stratégies déjà proposées sur la plateforme figurent par exemple Deep Scale Growth, une stratégie de growth equity, ou Redwood Venture, orientée vers le venture capital de la Silicon Valley. Elles illustrent la capacité de Fundora à couvrir la deep tech avant l'arrivée en bourse des entreprises qui la composent.
TABLEAU RÉCAPITULATIF
Bon à savoir
LA VOIE D’ACCÈS AUX FONDS PRIVÉS



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