- Investir aux États-Unis est accessible via plusieurs voies : la bourse (actions, ETF sur le S&P 500 ou le Nasdaq), l'immobilier (SCPI, achat direct) et le private equity, encore peu utilisé par les particuliers français.
- Le marché américain concentre une part majeure de la capitalisation boursière mondiale et des secteurs porteurs comme la technologie, la santé et la fintech, en particulier autour de la Silicon Valley.
- La fiscalité pour un non-résident américain est encadrée par la convention fiscale franco-américaine, qui évite la double imposition sur les revenus et prévoit un régime spécifique pour les successions.
- Le risque de change entre le dollar et l'euro, la volatilité des marchés et le contexte politique américain sont les principaux facteurs à surveiller avant d'investir.
- Fundora propose un accès au private equity américain via des structures FPCI et SPV, avec une gestion sous mandat assurée par Kyoseil Asset Management, société de gestion agréée AMF.
Investir aux États-Unis attire un nombre croissant de particuliers français, séduits par la taille du marché américain, le dynamisme de ses entreprises et la diversité des supports disponibles. Entre bourse, immobilier et private equity, les options pour un investisseur français désireux de s'exposer aux États-Unis se sont multipliées ces dernières années. Encore faut-il connaître les bonnes stratégies, comprendre la fiscalité applicable et mesurer les risques avant de se lancer. Ce guide fait le point sur le marché américain, les principales voies d'accès pour un particulier, la fiscalité pour un non-résident et les pistes de diversification, y compris via le private equity, une option encore peu connue des investisseurs français.
Pourquoi investir aux États-Unis ?
Les États-Unis restent la première économie mondiale et la première place financière de la planète. Le pays concentre une part majeure de la capitalisation boursière mondiale, portée par des indices comme le S&P 500, qui rassemble les 500 plus grandes sociétés cotées du pays, ou le Nasdaq, dominé par les valeurs technologiques. Cette taille de marché offre aux investisseurs un accès à des entreprises leaders dans presque tous les secteurs, de la technologie à la santé, en passant par l'énergie et les grandes compagnies de consommation.
Sur la dernière décennie, le marché américain a affiché des performances boursières souvent supérieures à celles d'autres grandes places, dont la France et le Royaume-Uni. Cette dynamique attire logiquement les investisseurs en quête de rendement, même si elle s'accompagne d'une volatilité et de valorisations parfois élevées, deux éléments à garder en tête avant d'investir aux États-Unis.
Des secteurs porteurs, entre technologie et innovation
La Silicon Valley, la côte Est et des pôles comme New York ou Boston concentrent une grande partie de l'innovation mondiale, en particulier dans l'intelligence artificielle, la cybersécurité, la santé et les technologies financières. Ces secteurs attirent chaque année des volumes de financement considérables et font des États-Unis un terrain privilégié pour repérer les entreprises de demain, bien avant leur éventuelle introduction en bourse.
Dans quoi investir aux États-Unis ? Les grandes options pour un particulier
Un investisseur français dispose de plusieurs pistes pour investir aux États-Unis. Chacune répond à des objectifs, un horizon de placement et un niveau de risque différents.
La bourse américaine : actions et ETF indiciels
La solution la plus accessible reste d'investir en bourse, en direct sur des actions américaines ou via des ETF répliquant un indice comme le S&P 500 ou le Nasdaq 100. Cette option permet une diversification immédiate sur un grand nombre d'entreprises, avec une liquidité élevée et des frais de gestion réduits. Elle reste toutefois soumise aux variations du marché et du dollar américain face à l'euro.
L'immobilier aux États-Unis : SCPI et achat direct
L'immobilier américain, en Floride, à New York ou dans d'autres grandes villes, attire aussi les investisseurs français en quête de rendement locatif ou de diversification géographique. L'achat en direct implique cependant de gérer les formalités administratives, la fiscalité locale et souvent l'éloignement du bien, de l'autre côté de l'Atlantique. Les SCPI investies aux États-Unis offrent une alternative plus simple, en mutualisant les investissements et la gestion sur un parc de biens.
Le private equity et le capital-investissement américain
Moins connu du grand public, le private equity permet d'investir directement dans des entreprises non cotées, en croissance ou en phase de transmission, avec un potentiel de performance qui peut dépasser celui des marchés cotés en échange d'une liquidité plus faible. Les États-Unis concentrent une part majeure des levées de fonds mondiales en capital-investissement et en venture capital, portées par des écosystèmes comme celui de la Silicon Valley, berceau de Y Combinator, l'accélérateur qui a fait la Silicon Valley. Les différences entre les grandes approches du non coté, capital-risque, capital-développement ou LBO, sont détaillées dans notre article private equity vs venture capital.
Comment investir aux États-Unis en private equity avec Fundora
Investir en private equity américain était jusqu'ici réservé aux investisseurs institutionnels et aux family offices, les fonds ciblant ce marché exigeant des conditions d'accès élevées. Fundora a été conçue pour ouvrir cette classe d'actifs aux investisseurs particuliers.
Le mécanisme FPCI et SPV pour abaisser le ticket d'entrée
Fundora identifie et propose des stratégies de private equity, structurées sous forme de FPCI (Fonds Professionnel de Capital Investissement) associés à des SPV (Special Purpose Vehicle). Ce mécanisme mutualise les souscriptions de plusieurs investisseurs particuliers au sein d'une même structure, qui investit ensuite directement dans les fonds ciblés. Il permet d'abaisser fortement le seuil d'entrée par rapport à une souscription directe auprès d'un fonds institutionnel, le montant minimum variant selon la stratégie ouverte à la collecte.
Une gestion sous mandat confiée à Kyoseil Asset Management
La gestion effective des stratégies proposées par Fundora est assurée par Kyoseil Asset Management, société de gestion de portefeuille agréée par l'AMF, dans le cadre du mandat de gestion. Cette architecture réglementaire encadre la sélection des fonds, qui vise le top 25 % mondial des gérants en private equity, avec des multiples cibles généralement compris entre 2,5 et 4 fois la mise.
Des stratégies tournées vers le marché américain
Plusieurs stratégies passées par Fundora ont ciblé spécifiquement le marché américain, sur des segments variés du capital-investissement : le secondaire pré-IPO aux États-Unis avec PRE-IPO SECONDARY USA, le venture capital en Silicon Valley avec Redwood Venture, ou encore les opérations technologiques et fintech américaines avec Allstars 20 Secondary. Ces stratégies illustrent la diversité des options disponibles pour un investisseur souhaitant s'exposer aux marchés privés américains, au-delà des seules actions cotées ou de l'immobilier. Le rendement visé par ces stratégies de private equity est détaillé dans notre article dédié au rendement du private equity.
La fiscalité américaine pour un investisseur français
La fiscalité constitue un point de vigilance essentiel avant d'investir aux États-Unis, qu'il s'agisse d'actions, d'immobilier ou de private equity.
La convention fiscale franco-américaine et la double imposition
La France et les États-Unis sont liés par une convention fiscale destinée à éviter la double imposition des revenus et du patrimoine. Un investisseur français, résident fiscal en France et non résident aux États-Unis, reste en principe imposé en France sur l'ensemble de ses revenus, tout en bénéficiant d'un crédit d'impôt correspondant à l'impôt déjà acquitté aux États-Unis. Les modalités précises dépendent du type de revenu et du véhicule d'investissement utilisé, ce qui justifie de se faire accompagner par un conseil fiscal avant toute opération d'investissement aux États-Unis.
Imposition des plus-values et des dividendes
Pour un non-résident américain, les dividendes versés par des sociétés américaines font l'objet d'une retenue à la source, réduite grâce à la convention fiscale franco-américaine par rapport au taux de droit commun, sous réserve d'avoir complété les formalités déclaratives requises, notamment le formulaire W-8BEN. Les plus-values réalisées sur des actions, des ETF ou des fonds sont quant à elles généralement imposées en France, dans les conditions de droit commun applicables aux revenus de capitaux mobiliers.
Succession et transmission d'actifs américains
Le droit successoral américain traite différemment les non-résidents : les actifs américains détenus en direct, immobilier ou titres, peuvent être soumis à des droits de succession spécifiques aux États-Unis, avec des règles moins favorables que pour un résident américain. Une convention fiscale bilatérale en matière de succession encadre ce risque, mais elle justifie d'anticiper la structuration de son patrimoine avant d'investir, en particulier pour les montants importants.
Les risques et facteurs à surveiller
Comme pour tout marché étranger, investir aux États-Unis expose à des risques spécifiques qu'il convient de mesurer avant de se positionner.
Volatilité, cycles économiques et contexte politique
Le marché américain peut traverser des phases de hausse comme de baisse marquées, en particulier sur les valeurs technologiques dont les valorisations sont élevées. Les décisions de politique commerciale, par exemple les mesures tarifaires prises sous l'administration de Donald Trump, peuvent aussi peser sur certains secteurs et sur les échanges entre les États-Unis et le reste du monde, y compris l'Europe. Ces éléments renforcent l'intérêt d'une approche diversifiée plutôt que d'une concentration sur un seul pays ou un seul secteur, aussi solide soit-il.
Le risque de change entre le dollar et l'euro
Investir aux États-Unis signifie aussi s'exposer à la parité entre le dollar américain et l'euro. Une évolution défavorable du taux de change peut réduire, voire annuler, le gain réalisé sur l'investissement, et inversement l'amplifier en cas d'appréciation du dollar. Ce risque de change doit être intégré dans la construction de toute stratégie tournée vers les États-Unis, qu'elle porte sur des actions, de l'immobilier ou du private equity.
Diversifier son patrimoine entre la France, les États-Unis et le reste du monde
Investir aux États-Unis ne doit pas être pensé comme une alternative exclusive, mais comme une brique complémentaire dans une stratégie patrimoniale plus large. Bourse, immobilier, private equity : chaque classe d'actifs répond à des objectifs différents, et leur combinaison permet de répartir le risque entre zones géographiques et types de placements. Notre article sur comment placer son argent entre sécurité, rendement et diversification détaille les arbitrages à opérer selon son profil.
Pour les investisseurs disposant déjà d'un patrimoine structuré, notamment via une société, les possibilités d'investissement aux États-Unis peuvent aussi s'organiser au travers d'une holding, une option présentée dans notre article dans quoi investir avec une holding. Dans tous les cas, se faire accompagner permet de choisir les axes de diversification les plus adaptés à ses objectifs et à son horizon de placement, avant de se positionner sur un marché aussi vaste que celui des États-Unis.
FAQ : investir aux États-Unis
Un Français peut-il investir aux États-Unis ?
Oui, aucune restriction n'empêche un particulier français d'investir aux États-Unis, que ce soit en bourse, dans l'immobilier ou en private equity. Il doit en revanche respecter certaines formalités déclaratives, notamment fiscales, propres aux non-résidents américains, et déclarer ses revenus étrangers à l'administration fiscale française.
Peut-on acheter un bien immobilier aux États-Unis en tant que non-résident ?
Oui, un non-résident peut acquérir un bien immobilier aux États-Unis, en direct ou via une SCPI. L'achat en direct demande de se familiariser avec des formalités spécifiques (ouverture de compte bancaire local, fiscalité de l'État concerné) tandis que la SCPI mutualise cette gestion pour l'investisseur.
Quel budget pour commencer à investir aux États-Unis ?
Le budget dépend du support choisi. Les ETF et les actions américaines sont accessibles à partir de montants modestes via un compte-titres ou un PEA-ETF pour certains trackers éligibles. Pour le private equity, le seuil d'entrée reste plus élevé qu'en bourse, mais des mécanismes comme le FPCI et le SPV utilisés par Fundora permettent de l'abaisser par rapport à une souscription directe auprès d'un fonds institutionnel.
Les États-Unis sont-ils le meilleur pays où investir aujourd'hui ?
Les États-Unis figurent parmi les marchés les plus dynamiques au monde, portés par la taille de leur économie et le poids de leurs entreprises technologiques. Ils ne constituent pas pour autant une réponse unique : une stratégie patrimoniale solide repose davantage sur la diversification entre plusieurs zones géographiques que sur la concentration dans un seul pays, aussi performant soit-il.
Comment un investisseur français est-il imposé sur ses gains américains ?
Un investisseur français reste en principe imposé en France sur l'ensemble de ses revenus mondiaux, y compris ceux générés aux États-Unis, tout en bénéficiant d'un crédit d'impôt au titre de l'impôt déjà payé outre-Atlantique grâce à la convention fiscale franco-américaine. Le détail dépend du type de revenu (dividendes, plus-values, revenus fonciers) et du véhicule utilisé.
LA VOIE D’ACCÈS AUX FONDS PRIVÉS

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