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Fund management: definition, operation and how to invest
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29
April
2026

Fund management: definition, operation and how to invest

15 min
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Alan Huet
Alan Huet
CMO & Co-founder

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La gestion de fonds est l'un des piliers de l'industrie financière. Elle permet à des particuliers comme à des institutionnels de confier leur capital à des professionnels qui investissent selon une stratégie définie, dans un cadre réglementaire strict. En France, l'industrie de la gestion d'actifs représente plus de 4 600 milliards d'euros sous gestion en 2024 selon l'AFG (Association Française de la Gestion financière). Que recouvre concrètement ce métier, comment fonctionne-t-il et comment y accéder en tant qu'épargnant ? Ce guide fait le tour de la question.

Qu'est-ce que la gestion de fonds ?

Définition de la gestion de fonds

La gestion de fonds, aussi appelée gestion d'actifs ou asset management, désigne l'activité qui consiste à investir le capital d'un ou plusieurs investisseurs selon une stratégie définie, avec pour objectif de générer un rendement sur le long terme. Elle peut s'exercer sur tous les types d'actifs : actions cotées, obligations, immobilier, private equity, matières premières, devises, infrastructures, etc.

Concrètement, l'investisseur ne pilote pas lui-même son portefeuille : il délègue cette responsabilité à une société de gestion professionnelle, qui prend les décisions d'achat, de vente et d'allocation au nom de l'investisseur, en respectant le mandat ou le règlement du fonds.

Les acteurs de la gestion de fonds

L'écosystème de la gestion de fonds regroupe plusieurs acteurs aux rôles complémentaires :

  • Les sociétés de gestion (asset managers) : structures agréées qui gèrent les fonds. En France, on compte environ 700 sociétés de gestion agréées par l'AMF.
  • Les dépositaires : banques chargées de la conservation des actifs et du contrôle de la régularité des opérations.
  • Les distributeurs : banques, conseillers en gestion de patrimoine, courtiers et plateformes en ligne qui commercialisent les fonds auprès des épargnants.
  • Les régulateurs : en France, l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) supervise et délivre les agréments. Au niveau européen, l'ESMA harmonise les règles.
  • Les investisseurs : particuliers, institutionnels, family offices, fonds de pension, compagnies d'assurance, qui apportent les capitaux à investir.

Comment fonctionne la gestion de fonds ?

Gestion active vs gestion passive

Deux grandes approches coexistent en gestion de fonds.

La gestion active consiste à sélectionner des titres ou des stratégies dans le but de surperformer un indice de référence. Le gestionnaire arbitre, ajuste les positions, prend des paris sectoriels ou géographiques. Les frais de gestion sont plus élevés, mais le potentiel de surperformance est réel pour les meilleurs gérants.

La gestion passive consiste à répliquer un indice (CAC 40, S&P 500, MSCI World) sans chercher à le battre. Les ETF (Exchange Traded Funds) sont le véhicule emblématique de cette approche. Les frais sont très faibles (0,1 à 0,5% par an) et la performance suit fidèlement l'indice répliqué.

Gestion sous mandat vs gestion collective

Deux modèles structurels permettent de pratiquer la gestion de fonds.

La gestion collective regroupe plusieurs investisseurs au sein d'un même véhicule (OPCVM, FCP, SICAV, FCPI, FPCI). Tous les souscripteurs détiennent des parts proportionnelles à leur apport et bénéficient de la même stratégie d'investissement. C'est le modèle le plus répandu pour les particuliers.

La gestion sous mandat consiste pour la société de gestion à piloter un portefeuille individualisé pour le compte d'un client unique, dans le respect d'un mandat contractuel. Ce modèle est historiquement réservé aux investisseurs fortunés, mais des plateformes comme Fundora le rendent accessible aux particuliers grâce à des structures de mutualisation.

Les différents types de fonds gérés

Les sociétés de gestion proposent une grande variété de fonds, segmentés par classe d'actifs et par stratégie.

Type de fonds Sous-jacent Profil de risque Horizon recommandé Liquidité
Fonds actions Actions cotées Élevé 5 à 10 ans Quotidienne
Fonds obligataires Obligations d'États et d'entreprises Modéré 3 à 7 ans Quotidienne
Fonds diversifiés Mix actions, obligations, parfois immobilier Modéré 5 à 8 ans Quotidienne
Fonds monétaires Titres de créance court terme Faible < 1 an Quotidienne
Fonds immobiliers (SCPI, OPCI) Immobilier locatif Modéré 8 à 15 ans Mensuelle à trimestrielle
FCPI / FIP PME innovantes ou régionales Élevé 7 à 10 ans Bloquée
FPCI (Private Equity) Sociétés non cotées Élevé 5 à 10 ans Bloquée
Fonds alternatifs Hedge funds, infrastructures, matières premières Variable Variable Variable

Les frais de gestion de fonds

Les frais sont un élément central à comprendre avant de souscrire à un fonds. Ils incluent :

  • Les frais d'entrée : prélevés à la souscription, généralement entre 0% et 5%. Souvent négociables.
  • Les frais de gestion annuels : prélevés en continu sur l'actif net, entre 0,1% (ETF) et 3% (gestion active sophistiquée).
  • Les frais de surperformance (carried interest) : commission prélevée par la société de gestion lorsque la performance dépasse un seuil défini, courante en private equity.
  • Les frais de sortie : prélevés au rachat, généralement faibles ou nuls.

Sans frais Avec 1% de frais annuels
Capital final sans frais : 32 071 €. Avec 1% de frais : 26 533 €. Écart : 5 538 €.

Capital initial : 10 000 € · Rendement brut : 6 % par an · Horizon : 20 ans

Le cadre réglementaire de la gestion de fonds

L'AMF et l'agrément des sociétés de gestion

En France, toute société qui souhaite gérer des fonds pour le compte de tiers doit obtenir un agrément délivré par l'AMF. Cet agrément implique :

  • Le respect de capitaux propres minimums
  • La présence de dirigeants compétents et honorables
  • La mise en place de procédures de contrôle interne et de gestion des risques
  • La séparation entre les actifs gérés et les actifs propres de la société

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La protection des investisseurs

Plusieurs mécanismes protègent les investisseurs en cas de défaillance de la société de gestion :

  • Séparation des actifs : les actifs des fonds sont conservés chez un dépositaire indépendant, distinct de la société de gestion. En cas de faillite de cette dernière, les actifs ne peuvent pas être saisis par ses créanciers.
  • Contrôles de l'AMF : audits réguliers, sanctions en cas de manquement.
  • Reporting périodique : les sociétés de gestion sont tenues de communiquer aux investisseurs les valeurs liquidatives, la composition des portefeuilles et les frais.

Comment choisir un fonds bien géré ?

Critères de sélection

Plusieurs critères permettent d'évaluer la qualité d'un fonds avant de souscrire :

  • Track record : performances passées sur 3, 5 et 10 ans, comparées à un indice de référence.
  • Régularité : un fonds qui surperforme régulièrement vaut souvent mieux qu'un fonds qui alterne très bonnes et très mauvaises années.
  • Stabilité de l'équipe : un changement de gérant peut remettre en cause la performance future.
  • Frais : à performance équivalente, un fonds moins coûteux est préférable.
  • Encours sous gestion : un fonds trop gros peut perdre en agilité, un fonds trop petit peut manquer de robustesse.
  • Cohérence de la stratégie : le gérant doit rester fidèle à son style annoncé (value, growth, qualité, etc.).

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Track record et dispersion des performances

En gestion active, l'écart de performance entre les meilleurs et les moins bons fonds est considérable. En private equity par exemple, selon Cambridge Associates, les fonds du premier quartile affichent un rendement annualisé proche de 24%, contre environ 2% pour ceux du dernier quartile. La sélection du gérant est donc une décision déterminante : un mauvais choix peut conduire à des rendements inférieurs à un simple ETF indiciel, frais déduits.

Fonds de private equity S&P 500 (~10 %/an)
1er quartile : 24 %. 2e quartile : 14 %. 3e quartile : 8 %. 4e quartile : 2 %.

Source : Cambridge Associates · Rendements annualisés nets sur 10 ans

Les tendances actuelles de la gestion de fonds

Le secteur de la gestion d'actifs connaît plusieurs évolutions structurelles qui transforment la manière dont les investisseurs accèdent aux fonds.

La démocratisation auprès des particuliers est sans doute la tendance la plus marquante. Pendant des décennies, les meilleures stratégies (private equity, hedge funds, fonds infrastructure) étaient réservées aux investisseurs institutionnels avec des tickets d'entrée de plusieurs centaines de milliers d'euros. L'arrivée de plateformes spécialisées combinées à de nouveaux véhicules réglementaires (FPCI, ELTIF, structures SPV) permet aujourd'hui d'accéder à ces stratégies dès quelques centaines d'euros.

La gestion ESG et ISR (Environnement, Social, Gouvernance et Investissement Socialement Responsable) gagne du terrain. De plus en plus de fonds intègrent des critères extra-financiers dans leur sélection, sous la pression des régulateurs européens (réglementation SFDR) et des investisseurs eux-mêmes.

La gestion thématique se développe également : fonds dédiés à l'intelligence artificielle, à la transition énergétique, à la santé ou aux biotechnologies. Ces fonds permettent de cibler des mégatendances de long terme avec une exposition concentrée.

Enfin, la digitalisation de la distribution transforme l'accès aux fonds. Les plateformes en ligne permettent désormais de souscrire en quelques minutes à des fonds qui nécessitaient auparavant un rendez-vous chez un banquier privé.

Investir via une gestion de fonds professionnelle avec Fundora

Fundora et Kyoseil Asset Management, société de gestion agréée par l'AMF, rendent accessibles aux particuliers les stratégies de gestion de fonds en private equity habituellement réservées aux investisseurs institutionnels. Le fonctionnement repose sur un modèle de gestion sous mandat : Kyoseil pilote l'allocation au nom des investisseurs, dans le cadre d'un mandat contractuel.

Concrètement, Fundora structure l'accès aux fonds de private equity via des FPCI (Fonds Professionnels de Capital Investissement) et des véhicules dédiés de type SPV (Special Purpose Vehicle). Cette mutualisation des souscriptions au sein d'une même structure permet d'abaisser le ticket d'entrée à 100 euros, là où les fonds institutionnels exigent habituellement entre 200 000 euros et plusieurs millions d'euros.

La sélection porte sur des stratégies du top 25% mondial en termes de performances, avec un objectif de multiple compris entre 2,5x et 4x le capital investi sur l'horizon du fonds. L'investisseur particulier accède ainsi aux mêmes opportunités que les fonds de pension, family offices et investisseurs institutionnels, dans un cadre réglementaire français clair (gestion sous mandat AMF).

Investir comporte des risques de perte totale ou partielle du capital investi.

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FAQ

Qu'est-ce qu'une société de gestion de fonds ?

Une société de gestion de fonds est une structure agréée par l'AMF (en France) qui investit le capital d'investisseurs selon une stratégie définie, dans le respect d'un cadre réglementaire strict. Elle perçoit des frais de gestion en contrepartie de son service et engage sa responsabilité sur les décisions prises pour le compte de ses clients.

Quelle différence entre gestion active et gestion passive ?

La gestion active cherche à surperformer un indice par une sélection de titres, avec des frais plus élevés (1 à 3%). La gestion passive réplique un indice avec des frais très faibles (0,1 à 0,5%). Sur le long terme, peu de fonds actifs battent leur indice après frais, ce qui rend la gestion passive (ETF) souvent compétitive.

Quels sont les frais d'une gestion de fonds ?

Les frais incluent les frais d'entrée (0 à 5%), les frais de gestion annuels (0,1 à 3%), les frais de surperformance (carried interest, courant en private equity) et parfois des frais de sortie. Sur un horizon long, l'impact cumulé des frais peut représenter 15 à 30% du capital final.

Peut-on investir en gestion de fonds avec un petit budget ?

Oui. Les ETF permettent d'investir dans des fonds dès quelques dizaines d'euros via un courtier en ligne. Pour la gestion sous mandat en private equity, des plateformes comme Fundora permettent d'accéder à des stratégies professionnelles dès 100 euros, grâce à une structure FPCI/SPV qui mutualise les souscriptions.

Comment vérifier qu'une société de gestion est fiable ?

Vérifier l'agrément AMF (le numéro d'agrément, type GP-99040, est public et consultable sur le site de l'AMF), examiner le track record sur plusieurs années, contrôler la stabilité de l'équipe de gestion, lire le DICI (Document d'Information Clé pour l'Investisseur) et s'assurer que les frais sont clairement détaillés.

Rédigé par
Alan Huet
Alan Huet
CMO & Co-founder
Co-fondateur & CMO de Fundora. Convaincu que l'investissement non coté ne devrait plus être réservé aux institutionnels, il décrypte l'actualité du capital-investissement pour vous aider à investir en connaissance de cause.

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